La Guerre des Meutes

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 Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une autre forme de vie capable de m'ébouillanter les nerfs |LIBRE|

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Angelina
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MessageSujet: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une autre forme de vie capable de m'ébouillanter les nerfs |LIBRE|   Sam 11 Mai - 14:48

I
l y a des jours où la vie m'étreigne, d'autre ou elle me rejette. Etait-ce peut être le cas aujourd'hui. Je me demande pourquoi ça existe, ce genre de question. Je me demande pourquoi j'ai quitté la Meute Floconneuse. Pourtant la réponse était sous mes yeux : vivre en collectivité me tuait. Revenir, faire marche arrière aurait été une mission suicide. J'ai fait preuve de trop de sauvagerie pour gagner ma liberté. Tiens... C'est quoi la sauvagerie ? Ce défaut qui peut se transformer en qualité, cette qualité qui peut se transformer en défaut. Parfois, c'est bien d'être sauvage. Ça peut vous sauver la vie. Vous voyez un ennemi qui pourrait nuire à votre vie, vous l'attaquez. Bon choix. Mais si vous devenez sauvage envers une simple erreure humaine, cela pourrait être complètement inutile. On ne gronde pas, on ne sauvage pas, on ne martyrise pas sans raison. Et pourtant, c'est un peu ce que j'ai fait. J'ai été infidèle à ma Meute. Infidèle à ma vie. Non, je ne peux dire ça. Vivre en collectivité, c'est pas une vie. Pas pour moi. La solitude, voilà ce qui m'appelle depuis que mes pattes se sont posées sur le sol de ce Monde sans pitié.

Recroquevillée dans le trou d'un rocher à la pâleur du marbre, je regarde avec lassitude le soleil qui projette silencieusement des reflets d'or sur le sol, en contre bas. Si il ne fait pas beau, je pleure avec la pluie. Si le soleil est au rendez-vous, alors je brille pour lui. Incapable de rester immobile plus longtemps, je roule sur le dos et me lève paisiblement. Je ne peux pas dire que je ne suis pas satisfaite de ma vie. Non, je suis heureuse. Heureuse de manipuler tout ceux qui ont le malheur de croiser mon chemin, heureuse de respirer, heureuse de vivre quoi. Je me passe de grands coups de langue sur le poitrail avant de sortir et d'aussitôt clore mes prunelles violettes, aveuglée par le soleil. Parfois, c'est bien une immense boule de feu qui brûle à des millions de kilomètres de vous, mais quand il décide de vraiment se montrer, vous pouvez dire "Good bye baby" à votre vue. Je trébuche en sortant de ma tanière provisoire et me retrouve le museau dans l'humus humidifiée par la grande d'averse d'hier. Feulant de rage, je me redresse en un gracieux bond et espère que personne ne m'a vu. Je me passe un coup de museau sur le visage et décide de faire un tour du Territoire, voir si il n'y a pas quelques deux ou trois abrutis de lapins prêt à se jeter dans la gueule du loup, comme on dit. Je bondis sur un rocher à la couleur penchant vers le gris platiné pour m'y faire mes griffes blanches, longues et recourbées en un arc de cercle parfait. Un crissement que personne n'aimerait entendre dans sa misérable petite vie de loupiot s'échappa de l'endroit où mes armes avaient effleurés la surface de la pierre. Satisfaite du boucan que j'avais fait, je saute et atterris silencieusement dans l'herbe verte. Tiens, quelle belle contraste. Vous avez saisit ? Non ? Bon, laissez tomber, je vois que vous n'avez pas assez de mémoire et d'intelligence pour comprendre quoi que ce soit de toute façon...

Bon, ce n'est pas que j'en ai marre de frire sous le soleil mais... Bon, en fait si, j'en ai marre. Ça me gave toute cette histoire. Une demi-heure que j'arpente les Terres Libres, une demi heure que le soleil s'amuse à me crâmer, une demi heure que je n'ai rien trouvé. Ça me... Disons... Tape chaudement sur les nerfs. Aha, non je n'ai fait aucun jeu de mot. A vrai dire, limite si cela m'aurait passé sous le museau. Si vous n'avez pas comprit ce que je veux dire, laissez tomber et arrêter de me suivre.
Si dans cinq minutes je n'ai rien déniché, si dans cinq minutes, le gibier ne trouve pas la stupidité de sortir de son trou, je retourne à ma cachette. Rien à faire, j'me passerai bien de déjeuner aujourd'hui, ce n'est pas ça qui va m'achever, loin de là. Si vous voulez me voire m'écrouler, trouvez autre chose bande d'inimaginatifs. Me diriez-vous que ce n'est pas français, je n'en ai rien à faire. Bref.
Je dresse les oreilles. Sans vraiment m'en rendre compte, je tilte alors que mes pattes m'ont guidées à côté de la chapelle. J'hausse les épaules. Au moins, moi qui voulais être seule, je ne risque pas la visite d'un loup. Peu de canidés aiment venir mettre leurs sales museaux ici.

J'allais monter sur une pierre à la couleur du marbre quand une odeur étrange m'interpella. Solitaire ou loup de Meute, je ne savais pas trop à cause des rafales de vents qui était en contre-sens. Tout ce que je savais, c'était que dans quelques secondes, l'inconnu aller se montrer...

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Eclair des Glaces
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MessageSujet: Re: Je croyais m'être enfuie assez loin pour ne pas tomber sur une autre forme de vie capable de m'ébouillanter les nerfs |LIBRE|   Lun 13 Mai - 16:55


J'ouvris les yeux brusquement. J'avais fait un cauchemar, sans me rappeler le moins du monde quel en était le sujet. Peut-être, encore et toujours le même. Celui ou je poursuivais une ombre, un chimère aux contours de loup, portant l'odeur de ma mère ou de mon père, que j'avais connus très jeune avant de les oublier tout à fait. Leurs senteurs, musquée pour ma mère, de neige de montagne pour mon père, étaient comme gravées au fer blanc dans ma mémoire, je ne pourrais jamais les enlever, les oublier.

Des fois, je détestais la vie. Comme je la haïssais ! Vivre sans parents, toujours seule, triste. Je haïssais aussi mes parents de m'avoir mis au monde, donné tant de bonheur, me faire espérer, puis me le retirer. Ils était partis et n'était jamais revenus. C'était tout ce que je savais. Ou alors avaient-ils été tués dans une bataille, qui sait ? En ce temps là, mon esprit malmené pouvait me faire voir toutes sortes de choses imaginaires, impossibles. Puis je pensais à ma Meute. Celle pour qui j'avais tout donné, celle pour qui je m'étais battue, avais risqué ma vie. Celle qui était tout pour moi. A force de dévouement, de loyauté et d'acharnement, j'arrivais enfin au poste de lieutenant. Je me disais que je le faisais pour mes parents, pour que leur esprit soit fière de la louve que j'étais devenue.

Je me levais et m'étirais doucement, avant de sortir de la tanière des guerriers. Il était tôt. L'aube. J'étais lieutenant, je me devais de préparer les patrouilles. Je sautais avec grâce sur le grand rocher neigeux qui me servait de promontoire et énumérait uns à uns les fidèles chasseurs et guerriers de la Meute Floconneuse. Puis je descendis agilement de mon rocher avant de quitter le camp.

J'avais besoin d'air, tout simplement de respirer. Ma Meute m'oppressait. Je m'élançais pour dévaler la montagne, les neiges éternelles, la rocaille si chère à mon cœur. Je faisais confiance à mes pattes. Qu'elles m'emmènent n'importe où ! Je respirais l'air soudain plus abondant que sur la montagne. Il ébouriffait mon pelage, jouant avec chaque plante, chaque brin d'herbe. Enfin, j'arrivais à la Chapelle. Située en Territoires Neutres, cette vieille construction en pierre de Bipèdes tenait à peine debout. Elle semblait vouloir s'écrouler de tout son long pour arrêter enfin de vivre. Je comprenais.

Une odeur autre que les broussailles et la vieille pierre m'assaillit les narines. Un loup ! Sa senteur m'était vaguement familière... Qui cela pouvait-il bien être ? D'après les effluves qu'il dégageait, elle plutôt, était solitaire. Pourquoi connaitrais-je une solitaire ? Insensé. Mais ma curiosité l'emporta. Je distinguais alors une louve rousse entre les broussailles. Encore une fois, l'impression de la connaître se fit sentir. Je la chassais d'un mouvement de queue agacé avant d'aller au devant de l'inconnue. Je lui dit d'une voix calme, je n'avais apas envie de me battre aujourd'hui :

-Bonjour. Je ne suis pas ici pour me battre.


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Merci Paillou ! Cette signa est divine !

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